Document vierge
Carnet de suivi des habilitations à imprimer
Un carnet vierge en A4 pour consigner les titres, les échéances et les avis médicaux de l'équipe.

À imprimer — A4, 4 pages
Carnet de suivi des habilitations et autorisations
Un feuillet par famille de titres : habilitations électriques, CACES et autorisations de conduite, AIPR. Les périodicités de référence et leurs sources figurent en première page. Le carnet ne remplace ni le titre d'habilitation délivré par l'employeur, ni le carnet de prescriptions, ni l'autorisation de conduite.
Télécharger le carnet (PDF, 4 pages)Ce que le carnet calcule et sur quelles règles il s’appuie
Ce carnet sert au suivi interne des titres et des échéances dans l’entreprise. Il aide à repérer, pour chaque salarié, la date de délivrance, la prochaine échéance de recyclage, la date de l’attestation médicale et les observations utiles. Son rôle est opérationnel : centraliser l’information et visualiser les prochains renouvellements.
L’outil s’appuie sur des repères de périodicité fournis pour plusieurs familles de titres. Pour l’habilitation électrique, la recommandation de recyclage est de trois ans. Pour les travaux sous tension, la recommandation est annuelle. Pour les CACES, la validité est de cinq ans, sauf pour les engins de chantier relevant de la R.482, dont la validité est de dix ans. L’attestation d’absence de contre-indications médicales délivrée par le médecin du travail est, elle, valable cinq ans.
Le carnet ne crée aucun droit et ne délivre aucun titre. Il rassemble des dates pour faciliter le pilotage. Il permet aussi d’ajouter une colonne de revue annuelle afin de vérifier régulièrement que le titre détenu correspond encore à l’activité réellement exercée.
Habilitation électrique : suivi des symboles et des recyclages
Pour l’habilitation électrique, le suivi ne se limite pas à un nom et à une date. Le titre d’habilitation mentionne des symboles. Le carnet doit donc faire apparaître le salarié concerné, le symbole détenu, la date de délivrance et l’échéance de recyclage recommandée. Cette structure évite les suivis trop généraux, peu utiles en pratique.
La recommandation de recyclage est de trois ans. Pour les travaux sous tension, la logique est plus resserrée : la recommandation est d’un an. Le carnet peut ainsi distinguer les situations courantes des activités sous tension, qui ne relèvent pas du même rythme de suivi.
Le titre d’habilitation reste un document à part. Il précise les symboles et doit pouvoir être présenté par son titulaire pendant les heures de travail. Le carnet, lui, n’est qu’un support de gestion interne. Il n’a pas vocation à remplacer le titre remis par l’employeur.
CACES : validité selon la catégorie concernée
Le carnet peut aussi suivre les CACES par catégorie. La colonne dédiée peut reprendre la catégorie concernée, la date de délivrance et la date d’échéance calculée selon la durée de validité applicable. Pour la plupart des CACES, la validité est de cinq ans. Une exception est indiquée pour les engins de chantier relevant de la R.482, valables dix ans.
Ce point justifie un suivi précis par famille ou catégorie, et non un simple suivi global des « autorisations » ou des « engins ». Une ligne trop vague ne permet pas de distinguer les échéances réelles ni d’éviter les erreurs de pilotage.
Le carnet n’équivaut pas à une autorisation de conduite. L’autorisation de conduite demeure un document distinct. Le support proposé aide seulement à organiser les informations de suivi dans un tableau lisible.
Attestation médicale : une date à surveiller séparément
Le suivi des titres gagne en fiabilité si l’attestation médicale figure dans une colonne dédiée. L’attestation d’absence de contre-indications médicales délivrée par le médecin du travail est valable cinq ans. Cette date ne se confond pas avec celle du recyclage d’une habilitation électrique ou avec la validité d’un CACES.
Conserver cette information dans le même carnet permet d’éviter une vision partielle de la situation d’un salarié. Un titre encore dans sa période de validité ne dispense pas de vérifier la date de l’attestation médicale lorsqu’elle est requise dans l’organisation interne du suivi.
Le carnet n’a pas pour objet d’émettre une appréciation médicale. Il se contente d’enregistrer la date de l’attestation et, si besoin, une observation administrative.
Revue annuelle : vérifier l’adéquation avec l’activité réelle
Le suivi des dates ne suffit pas toujours. L’INRS recommande une revue annuelle de l’adéquation des titres à l’activité réelle. Cette revue permet de vérifier qu’un salarié détient toujours le bon titre, avec le bon symbole ou la bonne catégorie, au regard des tâches effectivement réalisées.
Ajouter une colonne de suivi annuel répond à un besoin simple : éviter de découvrir un écart trop tard. Le carnet peut ainsi comporter une mention datée de contrôle annuel et une observation synthétique si une mise à jour devient nécessaire.
Cette logique de revue complète le suivi des échéances. Elle ne le remplace pas. Un titre peut être encore valable tout en étant devenu inadapté à l’activité exercée. Inversement, une activité peut évoluer avant la prochaine date de recyclage prévue.
Comment l’utiliser en entreprise
Le carnet fonctionne comme un registre de pilotage d’équipe. Il peut être rempli à partir des documents déjà détenus par l’entreprise et mis à jour à chaque délivrance, renouvellement ou changement de poste. Les colonnes les plus utiles sont les suivantes :
- salarié ;
- symbole ou catégorie ;
- date de délivrance ;
- échéance de recyclage ;
- date de l’attestation médicale ;
- observations.
Cette trame suffit pour obtenir une vision claire. En pratique, une mise à jour régulière permet d’anticiper les besoins de recyclage et d’identifier les situations à revoir. La colonne d’observations peut servir à noter une évolution d’activité, une revue annuelle réalisée ou un point de vigilance interne.
Le carnet peut être utilisé par service, par site ou pour l’ensemble de l’entreprise. L’essentiel est de conserver un format homogène afin de comparer les situations, repérer les échéances proches et éviter les oublis.
Ce que l’outil ne fait pas et ne remplace pas
Le carnet proposé est un document interne de suivi. Il ne se substitue ni au titre d’habilitation délivré par l’employeur, ni au carnet de prescriptions, ni à l’autorisation de conduite. Chacun de ces documents a sa fonction propre.
Le carnet de prescriptions est distinct. Le code du travail prévoit, à l’article R. 4544-10, que l’employeur remet à chaque travailleur un carnet de prescriptions établi à partir des textes en vigueur et complété, si nécessaire, par des consignes de sécurité adaptées au travail effectué. Le carnet de suivi ne remplit pas cette mission.
Le titre d’habilitation est lui aussi un document séparé. Il précise les symboles et doit pouvoir être présenté par le titulaire pendant son temps de travail. Le carnet ne remplace donc ni la délivrance du titre par l’employeur, ni sa détention par le salarié.
Enfin, l’outil ne se substitue ni à l’évaluation des besoins réels de l’entreprise, ni au suivi assuré par le médecin du travail. Il aide à organiser l’information. Il ne décide pas à la place de l’employeur, ne formule pas d’avis médical et ne tient pas lieu de document réglementaire autonome.
Sources
- Brochure INRS ED 6127, « L'habilitation électrique »
- Dossier INRS « Habilitation électrique » et sa foire aux questions
- Code du travail, article R. 4544-9
- Code du travail, article R. 4544-10
- Norme NF C 18-510 (janvier 2012) et son amendement A1
Références publiques consultées le 31 juillet 2026. Les durées de formation citées sont indicatives et proviennent des diagrammes de modules de l'INRS : la réglementation ne fixe aucune durée obligatoire.